Site officiel du peintre de renommee internationale Jean Richez.

Jean Richez

Connu d abord pour sa peinture abstraite puis pour ses nature mortes, aujourd hui il reinvente son style...

En choisissant le Lacydon pour son exposition personnelle, Jean Richez y apporte la démonstration d'un savoir-faire qui touche à la perfection. C’est ici la technique sublimée en matière de réalisme. On avait bien sûr entre aperçu quelques-unes de ses compositions en expo de groupe. Aujourd'hui, c'est un festival qui est offert. Un vrai régal d'aller de l'un à l'autre de ses soixante chefs d'oeuvre accrochés aux cimaises de la sympathique galerie marseillaise. Venu de Paris où il travaillait à la création d'affiches publicitaires. Richez s'est installé à Antibes depuis 1970 pour ne pas consacrer qu'à la peinture. Cette peinture qui ressemble à l’homme par sa sérénité, son amour de la vie, des choses, des objets, des fruits, de la nature qui l'entoure. Il ne peint que des natures mortes et si vous lui demandez pourquoi il vous répondra qu'il aime les fruits pour leur vision, leur rapprochement de l'homme qui les a cultivés, et les objets, pour le travail fait par l'homme. Sa philosophie, s'il l'écrit pas, il la peint. C’est un peintre du jour : la clarté est son domaine. Et s'il admire Chardin, il n'a de cesse de s'exprimer en allant au fond de lui-même pour le dire avec toute l'intensité de la couleur et de la lumière. Avec amour. Alors chez lui, la foultitude de petits verres aux cerises, de vieux livres, de jattes de fruits, de drapés, de porcelaines aux raisins, de natures mortes à l'étain deviennent autant de poèmes harmonieux qu'on aime effleurer pour leur sensibilité exquise et la grâce qu'ils projettent. . Autant d'objets d'art qui revivent par la magie d'un pinceau subtil jusqu'à créer ce réel si émouvant. Un grand moment de la peinture. ( Le Méridional ) Le triomphe de la vie sur le réalisme Pour représenter la réalité visible l’artiste n’a guère le choix : artifice, métaphore, symbole, allégorie, ce qui finalement est la même chose. De même, il n’a guère le choix quant au résultat : une grimace face à l’impossibilité d’atteindre à la fidélité absolue. La photographie qui est (rien d’autre oserions-nous dire) la forme la plus objective et achevée de l’œil humain, n’est jamais complètement sûre. D’où il appert que la réalité physique se défend (se venge ? ) par une tromperie, une illusion, un mensonge si on l’explore jusqu’au moindre détail ; ainsi le peintre va, par son œuvre, à la conclusion qu’il n’ait d’autre nature que l’intériorité inconnue des choses. Jean RICHEZ nous donne à voir ce lent processus, cette maturation infinie de la “ Tekné ” des Grecs. Comme tout peintre “réaliste ” il va et vient sur ce chemin qui part de l’apparence naturelle en tant que modèle re-présentable pour arriver à une poétique de la nature des objets, des êtres. Il contourne ainsi l’obstacle de l’apparence du sujet (objets, corps de femme, ...), cette apparence qui n’est qu’un nom déguisé de la mort. Déjà, dans ses natures mortes, (notons au passage combien ce terme est impropre à définir l’œuvre de Jean RICHEZ : ni nature ni mort.) la vie sourdait de la chair des fruits, du vernis des céramiques ; mieux, éclairait le cadre créant un “ érotisme ” qui triomphait du souffle fétide de la mort. En passant au nu il pousse plus loin ce dépouillement des apparences ; il ôte les derniers oripeaux du datable, du connaissable, de l’éphémère, de l’anecdotique, la lumière même n’existe que du grain de la peau du “ personnage ”. Accomplissement technique à merveille qui dit le sentiment profond de la vie qui devrait régner en chaque artiste. Miguel ZAPATA Jean Richez Un plasticien de la peinture Une peinture étonnante que celle de Jean Richez si l'on s'en tient à la comparaison avec les œuvres des différentes expositions ayant animé les cimaises de « La Galerie ». En vérité, le choc est intense tant on semble revenir ici aux sources mêmes du classicisme. Remercions donc l'artiste qui, pour sa première exposition à Millau, tranche par sa différence. Jean Richez né en 1929 à Boulogne-sur-Mer a connu Limoges et sa porcelaine, Paris et ses arts graphiques pour aboutir enfin à Antibes où, depuis 1970, il ne se consacre qu'à la peinture. Après ce périple ne nous étonnons pas de la précision du dessin de cet artiste voué à la nature morte et que d'aucuns prétendent « sacrement » vivante tant la matière est à l'honneur et s'exprime avec une vérité indéniable. Avec Richez le visiteur se croit transporté au royaume de la miniature tant la forme est fouillée en même temps qu'épurée. On est ici dans le domaine du palpable. On vibre à la couleur. On ressent le duvet du fruit. L'œil de l'artiste fixe et retient avec une extraordinaire précision sans la moindre compromission avec quelque facile fantaisie. Pourquoi ne pas parler d'un peintre hors du temps et, par certains cotés, hyperéaliste ? Pas la moindre épaisseur de pâte pour créer le volume. Seuls dessin et parfaite maîtrise de la couleur se chargent de tirer les formes de leur support. Richez joue avec les blancs et les rouges qu'un fond généralement brun renforce et fait chanter au maximum. On ne peut nier un certain héritage de la peinture flamande qui, elle aussi, privilégiait une atmosphère sereine. La critique est allée jusqu'à voir dans les toiles de Jean Richez une peinture sublimée où la matière éclate dans toute sa vérité et sa pureté. Jean Richez, un peintre qui mérite votre attention. Louis BRETOU Journal de Millau 1er juin 1990 Richez poète du quotidien La peinture de Richez lui est très personnelle: car, en fait, sous des airs classiques, elle est inclassable! On pense, d'abord, aux maîtres du XVIIIe; mais pourtant, il y a, chez ce peintre, minutieux et perfectionniste, une volonté de dépouillement qui est celle d'un artiste de notre temps. On pense, ensuite, aux hyperréalistes par la vérité de l'objet pris comme prétexte à peinture; mais Richez se garde du système de leurs lumières forcées et de leurs ombres tranchées. Sa lumière, à lui, enveloppe de tendresse l'objet familier. La technique, qu'il maîtrise à merveille, sans cette tendresse qui en fait le poète du quotidien ne suffirait pas à rendre les différences de matière, et de textures, aussi tenues que celles de la porcelaine avec la faïence, du velours avec la peau d'une pêche, du grain de raisin translucide avec la cerise opaque et vernissée. Il y faut beaucoup d'amour du sujet et surtout, du métier ! Et quel métier! Cet artiste l'a compris: c'est de «mainteneurs» que notre siècle a besoin. Richez en est un. Ce qui n'exclut pas des recherches très intelligentes sur par exemple, la valeur plastique des intervalles entre les objets, espaces très animés de modulations à peine perceptibles (mais souvent essentielles, presque magiques ! ) Une exposition à voir absolument, et à déguster! A.V. Midi libre-19 décembre 1986 Etonnantes natures mortes pleines de vie Jean Richez, un homme du nord venu peindre au soleil, s'est installé depuis un an déjà dans un petit atelier de la traverse du Barri à Garbejaïre. Il peint en vitrine et chacun peut venir échanger quelques mots avec cet homme affable et disert. Tout récemment il a procédé à « un accrochage» avant de partir pour une exposition à Marseille faisant suite à une autre à Lille. Les natures mortes de Richez sont si pleines de vie qu'il préfère qu'on parle à leur sujet de « natures tranquilles ». Le sont-elles d'ailleurs, car sous la perfection technique qui accroche la lumière et la restitue, on devine un appétit de vie, une sensualité contenue, canalisée, mais réelle et triomphante. Comment peut-on peindre autant de sujets si proches, pots, cruches, corbeilles de fruits ou fleurs et à chaque toile renouveler puissamment son inspiration ? C'est cela, sans doute, le secret du peintre et son talent. « Ma peinture est une peinture ressentie ».Dans les compositions rigoureuses et très soignées, on devine en effet une sensibilité qui cherche la munificence de la vie, s'en empare et la fixe en des instants magiques d'éternité picturale. Sérénité, oui mais sans langueur, et sous des airs classiques une peinture inclassable. « Regard d'enfant », un buste de marbre aux yeux admirables d'interrogation. Plus interrogatif encore ce clin d'oeil dérangeant d'une « Marionnette» nue et mutilée au milieu d'un drapé de théâtre entourée d'une vieille boîte de chocolat et d'un cageot : une toile qui sort du cadre et de la norme où Richez dévoile davantage sa nature fougueuse, si admirablement disciplinée par ailleurs. « Joies d'automne » aux mures, grenade, et cruche à peine ébréchée ; précision du trait et sensualité du message».., Des tableaux surprenants qu'on découvre à la fois immobiles et éclatants de vie. A Garbejaïre, il y a, par bonheur, des endroits insolites et pleins de charme, cet atelier en est un. Dominique Polony. Nice Matin -4 avril 1991 Richez la finesse Le peintre antibois ressuscite les techniques picturales du XVIII° siècle et aligne les natures mortes sur les cimaises Une brassée de cerises débordant d'un pot en porcelaine finement décoré à la main, un pot à eau ruisselant de finesse, accompagné d'une branche de pêcher supportant deux fruits ronds et murs, le tout supporté par une table de bois inondée de lumière. Une toile parmi d'autres, dominée par les rouges, les bleus et les bruns, choisie à l'exposition Jean Richez, galerie Mazarin : la facture est classique, l'artiste ne laisse aucune place au flou ou à l'imprécision. Il a retrouvé le goût que les peintres du XVIIIe siècle portaient aux natures mortes qu'il s'ingénie à reproduire avec un sens certain de la composition. Des fruits, des fleurs et puis de l'eau : autant de sujets d'inspiration exploités par Richez. Au delà de l'aspect purement décoratif de ses tableaux, on gardera de son exposition, le souvenir d'une grande finesse de trait (Var Matin) Des natures mortes très vivantes La galerie Salvany accueille les œuvres de Jean Richez. Ce peintre français, né à Boulogne-sur-Mer, en 1929, a longtemps travaillé à Paris dans le domaine des arts graphiques avant de s'installer à Antibes pour se consacrer à la peinture. Jean Richez peint à l'huile des «natures tranquilles» ou «natures reposées», expressions conformes à sa réelle inspiration et à la qualité de sa sensibilité. Dans sa peinture, l'artiste consacre une part importante au blanc, couleur fascinante symbolisant la somme de toutes les couleurs, au travers de pots émaillés, tissus pliés, certains «sols» de ses compositions. Dans l'ensemble la couleur souvent riche arrive avec les fruits luxuriants entourant vases, coupes ou verres délicats. « C'est une peinture, plaisante, gaie, réalisé légèrement dans une pâte lisse d'un artiste plus intellectuel qu'il n'y paraît, toute composition étant longuement méditée... tout un ensemble de recherches contribuant à recréer un univers symbolique, dont on aime à rechercher les dés ». Jean Richez expose un peu partout en France mais aussi à New York et Montréal. Aujourd'hui les Clermontois peuvent découvrir cet artiste à travers une cinquantaine de toiles visibles à la galerie Salvany La montagne (centre France)